De Reykjavik à Leirubakki

On prend la route!

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Avant d’entamer l’article, je préviens que je vais arrêter de m’excuser sur la lenteur de mes publications, autrement je finirai par le faire à chaque post ! 😉 Donc voilà, je n’arrive pas à écrire ces derniers temps pour plusieurs raisons et c’est ainsi. Mais j’ose espérer que vous profiterez tout de même de mes quelques rares articles ! 🙂

Bref, trêves de bavardages, partons ensemble sur le chemin qui nous aura mené depuis Reykjavík jusqu’à notre logement situé à Leirubakki, sur la route menant au fameux Landmannalaugar ! Paysages à couper le souffle qui feront l’objet du prochain article.

Commençons par la première étape : Hveragerdi

Hveragerdi, selon les guides touristiques :

Sur la rivière Varmá, Hveragerdi, surnommée « la ville des fleurs », est un peu la petite banlieue des travailleurs de la capitale. Elle exploite parfaitement la zone géothermique de ses sols en cultivant en serres de nombreux fruits et légumes destinés aux marchés locaux. On s’y balade à pieds ou à cheval, on visite son parc géothermique et on s’y baigne dans ses sources naturellement chaudes, loin d’une foule oppressante telle qu’on peut la connaître dans d’autres endroits plus touristiques.

Hveragerdi pour moi :

On a quitté la capitale, grise en cette matinée et dès quelques km, le ciel s’éclaircissait ! Un beau ciel bleu, quelques « nuages de beau temps » comme on les appelle, on avait même chaud dans la voiture.

Et uniquement dans la voiture… Heureux de cette météo, nous décidons donc de profiter de notre étape pour pique-niquer dans cette minuscule bourgade, au milieu d’un tapis d’herbe grasse où sont posées çà et là des tables destinées aux voyageurs affamés. On entend la cascade un peu plus-bas, le rêve ! Mais tout cela était sans compter sur le vent ! Gelés que nous étions, autant vous dire que le déjeuner n’aura été que de courte durée. Partons promener pour nous réchauffer !

Histoire des prises de vue

Vous vous en doutez, début des vacances, cette fameuse pluie islandaise absente, nous sommes complètement impatients et excités par toutes nos découvertes ! Et donc une première cascade, pourtant pas si exceptionnelle, on est heureux comme ces saumons qui sautent pour remonter le courant ! Voire même davantage, ces pauvres font en effet un effort olympique pour aller pondre et finalement mourir ensuite… mais passons.

On continue à s’aventurer, pas très loin, tombant vite sur des chemins privés et se rendant bien compte que la falaise nous empêche d’aller plus loin dans cette direction, que la balade dans la ville est achevée en à peine 20’. On redescend et on suit la rivière jusqu’à cette ancienne lainerie. Une ruine qui ne manque pas de charme, malgré les « tags » qui en couvrent une partie. Un vieil homme croise notre route et commence à nous raconter l’histoire du lieu… en islandais ! D’une gentillesse bienveillante et d’une parole chaleureuse (ce qui, nous le découvrirons plus tard, est rare dans cette île nordique), nous n’avons pas osé lui faire comprendre que nous ne… comprenions rien du tout ! Entre deux-trois mots d’anglais, nous avons écouté son récit, regardant chaque détail qu’il pointait avec sa canne, sans vraiment savoir si on regardait au bon endroit.

L’homme parti, quelques photos de plus, on avance jusqu’à cet hôtel surplombant la rivière et puis on reprend la voiture. Petit oui, c’est ce que je vous disais.

Leirubakki, selon les guides touristiques :

Poursuivons donc avec Leirubakki. Oui nous n’avons pas fait beaucoup d’étapes, la route était longue et nous avions quitté Reykjavík seulement début d’après-midi, profitant du Musée National en matinée. D’ailleurs, pour info, s’il y a bien un musée à aller voir en Islande c’est celui-là !

Les guides ne parlent pas de l’endroit (en fait… vu que cela se limite à une ferme et deux auberges, c’est vrai qu’il n’y a pas de quoi y consacrer un chapitre de Routard !) mais le signalent comme excellent point de chute pour poursuivre l’aventure vers le Landmannalaugar.

Leirubakki, pour moi :

La chance continue de nous sourire : nous avions réservé pour une nuit en dortoir et voilà que, pour une raison que j’ignore, nous avons droit à une chambre privée avec salle de bain privée (un luxe au prix que nous avons payé !) mais… sans les draps, avec tout de même notre sac de couchage, peu importe.

Et de surprise en surprise, non seulement le lieu est charmant, perdu au milieu des prairies, des montagnes, des chevaux et des moutons (en fait, nous découvrirons plus tard que tout est perdu ainsi en Islande… mais quand c’est la première fois on est émerveillé !), mais en plus, s’y trouve en accès libre un bain chaud en plein air. Une eau claire à l’aspect différent, une légère odeur de soufre, rendant la peau douce, au soleil malgré le froid et avec vue imprenable sur le paysage au soleil couchant. Le paradis ? Ma foi, il ne me manquait pas grand-chose pour y être !

« Même pas froid d’abord! Hem… »

Rhabillée, je presse mon compagnon :

  • « Tu m’accompagnes pour photographier les chevaux ? On n’est pas loin de la Golden Hour ! 
  • On en profite pour emmener Eidur ? »

Histoire des prises de vue

Ah je manque à tous mes devoirs, je ne vous ai pas encore présenté notre mascotte de voyage. Eidur de son petit nom, tel un footballeur islandais. Fervent d’aventures, il n’hésite pas à affronter les intempéries et rechigne à trouver son chemin avec la technologie, préférant les bonnes vieilles méthodes. Courageux, observateur, malicieux et toujours enthousiaste, il restera notre guide durant toutes les étapes.

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Mais revenons à la prairie… Quelle aubaine, ces chevaux islandais accessibles à deux pas, bien orientés par rapport au soleil qui se couche et la montagne qui prend une couleur plus chaude. Et peu farouche, cela tombe bien ! Serait-on proche de l’heure de leur repas ? Plusieurs approchent et se laissent prendre en photo, on dirait même qu’ils posent. Nombreux sont les clichés que je prendrais ce soir-là. Bien sûr je ne suis réellement satisfaite que d’un maigre pourcentage.

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De l’autre côté de la route, les rayons rasent petit à petit l’horizon. On se croirait presque en Arizona, l’herbe prenant une couleur miel sous ma balance des blancs. Un ou deux portraits au passage… Et zut, toujours à contre-plongée (maudit soit parfois mon 1m56). Tant pis…

  • « On rentre ? On mange au resto d’ici ?
  • Franchement je ne vois pas d’autre choix… mais avec plaisir ! Et demain, une longue route nous attend pour, à ce qu’on nous a vanté, le plu bel endroit de l’île ! »

« Une bonne année est toujours bienvenue » (oui parce que c’est mon premier article de 2018!)

Proverbe islandais

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A propos Stéphanie Van Lembergen

Photographe amatrice depuis l'âge de 14 ans. Passionnée de nature et de grands espaces depuis toujours. La macro et le portrait sont les nouveaux venus. Une envie irrésistible de prendre le matos et de partir à la recherche d'un détail, d'un recoin, d'un sourire, d'un moment,... Plus rien n'existe, seule l'image persiste. Techniquement: Canon 7D avec lens Sigma 18-35mm f/1.8 et lens Canon 100mm Macro série L f/2.8
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4 commentaires pour De Reykjavik à Leirubakki

  1. Samuel dit :

    Oh oui, l’Islande ! Hâte de voir la suite 😀

    Aimé par 1 personne

  2. christine Echenne dit :

    Ah, mais ça donne envie. Vivement la suite des aventures du gentil Eidur !

    Aimé par 1 personne

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