Le p’tit nouveau !

Sigma 150-600mm Contemporary

Petit break entre deux articles du voyage islandais (oui comme si je ne vous tenais pas déjà assez en haleine comme ça…) pour vous présenter le nouveau venu dans la famille du matériel.

Ou plutôt pour vous présenter les premiers essais de ce dernier !

C’est après une réflexion de près de deux ans (je vous rassure je n’y pensais pas chaque jour) que j’ai décidé d’orienter mon choix sur cet objectif pour me remettre à la photographie animalière. Ceci pour plusieurs raisons : (attention on part dans le technique – vous pouvez zapper la lecture si vous n’êtes pas intéressé et allez voir plus bas les photos 😉 )

  • Sa distance focale. En effet, pour l’animalier il faut du long surtout pour les oiseaux, ce que j’ai tendance à préférer. M’orienter donc sur un 300mm comme j’y avais pensé m’aurait potentiellement handicapée. Et y ajouter une bague allonge fait perdre en lumière et risque un vignettage, alors bon…
  • Son prix. De ce côté-là, Sigma reste imbattable face à Canon. Je pense sincèrement qu’une lentille Canon est tout de même d’une meilleure qualité, mais question stabilisateur et autres spécificités techniques, les différences sont assez minimes.
  • J’ai longuement hésité d’ailleurs avec le 100-400mm de chez Canon (qui, prix neuf, est 2,5fois plus cher tout de même) qui pourtant est équipé d’une nouvelle technologie de stabilisateur (dans sa deuxième version) et après l’avoir essayé (à main levée je vous l’accorde) m’a franchement peu convaincue.
  • Des avis de photographes animaliers. Recherche internet, contacts… Je remercie tout particulièrement Monsieur J-M. Séveno pour avoir pris le temps de répondre à mes questions et Monsieur Coquelle pour son article dédié à cet objectif sur son site d’apprentissage de la photo nature.

Bref, voilà « la bête » :

2018-06-24 18.12.35

Trèves de bavardage, passons à l’histoire des premières photos !

« – Hey j’ai vu que le parc animalier du Domaine des Grottes de Han propose un safari photo ; tu es en petit groupe avec un guide et tu pars à la rencontre des animaux alors que le parc est encore fermé au public. Ça te dit qu’on y aille pour que je m’entraîne ? 

  – Oh oui, ça me convient, c’est une bonne idée. Je prendrai les jumelles

  – Super ! Ah j’ai oublié de te préciser, c’est ce dimanche matin… on part de la maison à 06h30 ! »

Présentation du Domaine des Grottes de Han

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Situé à Han-sur-Lesse, du côté de Rochefort, dans la Province de Namur, le domaine comprend des grottes qui ont été ouvertes au public il y a plus de deux siècles. On y accède avec un tram centenaire, qui a beaucoup de cachet, et on les visite à pieds avec un guide pendant une bonne heure.

La réserve d’animaux sauvages européens (dont certains font partie de programme européen pour les espèces menacées) est la deuxième attraction du domaine. 250 hectares qui se visite soit en autocar pendant 1h30, soit à pieds, sur un sentier indiqué de 5km (ou 2,5km si on prend le raccourci). Des spectacles de son et lumière y sont régulièrement organisés.

On y trouve aussi des expositions consacrées à la préhistoire mais aussi sur le village de Han-sur-Lesse à l’époque 1900.

A cela s’ajoute une petite ferme dont l’énergie est verte (panneaux solaires) avec la possibilité de se restaurer, d’y laisser les enfants à la pleine de jeux ou de les laisser rencontrer chèvres, poules, moutons et autres habitués de la basse-cour.

Note pour nos amis d’outre Quiévrain, c’est l’une des seules attractions belges qui a le mérite d’avoir reçu trois étoiles au Guide Michelin.

Le Domaine des Grottes de Han, pour moi

A seulement 1/2h de la maison des grands-parents maternel, vous pensez bien qu’on y est allés, « voir les daims » !

A 3 – 4 ans déjà mes parents m’y emmenaient. Souvenirs un peu flous mais je me rappelle bien de l’ours. D’ailleurs, figurez-vous que j’ai appris justement au safari-photo que l’ours en question, eh bien c’est le même ! L’animal atteint déjà près de 30 ans ce qui colle parfaitement à mon âge actuel (sans commentaires) et celui auquel j’allais voir cet ours. Bref, une grande histoire entre lui est moi est née… Enfin surtout pour moi, quoi.

Petite photo flou est mal cadrée, disons que c’est juste pour vous le présenter :

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Bien, revenons au domaine. Donc ces fameux bus qui parcours le parc animaliers « semi-liberté » sont toujours les mêmes aussi depuis plus de 30 ans (ça se ressentait bien en juin 2018) et les daims… ah non, eux ils ont changé je pense.

Autrefois, j’ai de vieilles photos familiales pour le prouver, les daims s’approchaient du bus et venaient manger dans ta main des Nic-nacs. Aujourd’hui, soit ils s’enfuient à l’approche trop matinale du bus, soit ils restent peinards à distance acceptable pour eux et les visiteurs à brouter ou à ruminer. Et, chers amis des animaux, c’est mieux comme ça ;-).

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Du reste, j’ai le souvenir d’un enclos à renards mais ce dernier a été remplacé pour faire place à d’autres animaux comme le glouton, les loups arctiques ou encore les marmottes. Qu’à cela ne tienne, opportunistes, ces chers renards rôdent toujours dans les sous-bois du parc pour piquer çà et là les restes du déjeuner des vautours ou des gloutons.

Quant aux grottes, ma claustrophobie ne m’en laisse pas le meilleur des souvenirs. On en restera là !

Histoire les prises de vue

« – Ouah ! Il ne fait pas chaud ce matin ! Surtout avec le vent du bus.

  – Et la météo n’est pas terrible, le temps est « belge », la lumière est crue et une fine bruine d’un ciel complètement couvert… Les meilleures conditions pour cet objectif qui n’a pas la meilleure des ouvertures ! 

  – A propos, qu’est ce qui se passe avec ton trépied ?

  – Tu me connais…. J’ai pris le trépied, mais oublié la vis d’attache boîtier à la maison ! -_-‘»

Qu’à cela ne tienne, on est là, on ne va pas se tourner les pouces. Les premiers daims et cerfs s’enfuient à notre arrivée. Peu rassurés. Puis ils traversent la route, passant d’une orée à une autre. Et vas-y que je joue à cache-cache entres les arbres, derrières les broussailles, que je m’en vais au loin dans la prairie mal éclairée (ouh ! t’auras une photo bruitée) et que je me rapproche des grillages du parc (ouh ! t’auras un vilain bokeh !). Mmouais… voici mon meilleur résultat :

On est un groupe de 6, dont 4 prennent des photos. La guide est sympa, elle s’intéresse aussi à la photographie animalière. Elle nous donne plusieurs anecdotes sur les animaux (comme ce cerf aux bois blessés qui ne peut facilement se battre pour les femelles à l’automne) et répond gentiment à toutes nos questions.

Tiens, voilà qu’arrive une sitelle sur le côté. Bouge paaaaaaas !

Allons voir les autres animaux ! Nous remontons dans le bus et continuons l’aventure. Ce qui est sympathique dans cette version du safari, ce sont les arrêts fréquents et nos permissions de descendre du véhicule, à distance raisonnable des animaux. Nous nous dirigeons donc vers les enclos des vautours, en pleine réflexion sur un jeu de bâton, des lynx, en grande méditation hauts perchés, des ours, préférant rester à l’intérieur, et enfin, des gloutons, venus nous dire bonjour qu’à la condition que la soigneuse leur livre quelques poussins et cous de poulet bien juteux !

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Tiens ! Un pinson…

A l’enclos des ours, ce dernier ne m’intéresse pas des masses (sans me vanter, je suis allée en Alaska 😉 ). Par contre, cette petite bergeronnette des ruisseaux ! Je la mitraille :

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Voilà déjà la fin du tour. Mais ce n’est pas fini ! La guide nous ramène à l’accueil mais nous sommes libres de faire la partie « à pieds » du parc. Ça tombe bien, certains animaux ne sont pas visibles autrement. Et notamment mes petites préférées, les marmottes !

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On nous a vanté la naissance d’un marmotton mais ce dernier restera bien caché dans le terrier.

Comme le louveteau. Mais les parents sont bien jolis.

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Voilà que la balade prend fin. Nous croiserons encore quelques Isards sur le chemin, avec leurs petits. Espérons voir leurs cousins cet été dans les Pyrénées…

Résultats du test

C’est que ce n’est pas léger comme objectif ! Oui mais, malheureusement, c’est le prix à payer des longues focales. Dans le sac à dos, cela reste gérable. Au poignet en prise de vue, j’ai eu mal (mais j’ai une faiblesse depuis quelques semaines). Il va donc me falloir une journée complète de vraie balade à pieds pour décider de le prendre en randonnée dans les Pyrénées ou pas.

Question technique, à main levée et posée sur quelques appuis (un piquet, un muret, accroupie,…) la stabilisation est plutôt bonne. Elle devra certainement être encore meilleure au trépied. Elle faiblit avec un sujet très agité comme les petits oiseaux. Eux, sans trépied, je ne pense pas avoir de bons résultats. Quant à la luminosité, en faible lumière comme ce matin de juin, il faut bien monter en ISO pour un résultat acceptable, et je n’aime pas ça (je suis anti-bruit). D’autant qu’avec mon 7D « première génération », ce n’est pas idéal. Bref, à revoir durant une belle journée. J’oublie en tout cas le brame de cerf en sous-bois cet automne.

Et pour conclure, mes photos d’oiseaux sont plus sombres et plus floues, et j’en suis pourtant, d’une certaine manière, plus satisfaite. La raison ? Ils ne sont pas pensionnaires du parc mais libres comme l’air et les avoir dans l’objectif est davantage le résultat d’une chance et d’une « chasse à l’image ». Cela rend donc le résultat beaucoup plus gratifiant. J’ai hâte de faire de meilleurs clichés. Mais ça, ce sera pour une autre histoire…

“Patience ! Avec le temps, l’herbe devient du lait.”

Proverbe chinois

 

 

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A propos Stéphanie Van Lembergen

Photographe amatrice depuis l'âge de 14 ans. Passionnée de nature et de grands espaces depuis toujours. La macro et le portrait sont les nouveaux venus. Une envie irrésistible de prendre le matos et de partir à la recherche d'un détail, d'un recoin, d'un sourire, d'un moment,... Plus rien n'existe, seule l'image persiste. Techniquement: Canon 7D avec lens Sigma 18-35mm f/1.8 et lens Canon 100mm Macro série L f/2.8
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6 commentaires pour Le p’tit nouveau !

  1. Samuel dit :

    Pour être passé par là moi-même, je sais qu’un téléobjectif, ça change la vie… surtout quand on aime les piafs ! Et oui, c’est lourd !

    A propos du trépied: de ce que j’ai lu, mieux vaut enlever la stabilisation quand on en utilise un. Et tu verras, pour les petits oiseaux, c’est souvent plus pratique d’être à main levée qu’avec un encombrant trépied… tout dépend des conditions, à la mangeoire on peut se permettre le trépied. Un monopod (monopied ? xD) semble être un entre-deux formidable, mais je n’ai jamais testé.
    A propos de la stabilisation: deux photographes que j’adore (voir ici: https://www.youtube.com/channel/UCig57eu0LztX4iEgl_Ld21w) l’enlèvent carrément au-delà de 1/500s, à main levée.

    En tout cas, j’ai hâte de voir la suite. N’hésite pas si tu as des questions, je serai heureux d’essayer d’y répondre :p

    Aimé par 1 personne

  2. Echenne Christine dit :

    Question technique, je n’y connais rien mais les photos auraient bien leur place dans le prochain calendrier du magazine « 30 millions d’amis ». Je suis éblouie par le gros chat aux yeux verts. En revanche,on dirait que la marmotte a besoin d’un bon détartrage.

    Aimé par 1 personne

  3. Adrien dit :

    De belles images, tu devrais te régaler avec cet objectif dans les mains !

    Et merci pour m’avoir cité dans l’article 🙂

    Aimé par 1 personne

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